Édition 2016

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L’Observatoire des pratiques de création de l’image numérique (Obs/IN) a été fondé en 2011 à l’initiative de l’Ecole Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles, l’Ecole Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence et de l’IUT d’Arles dans le but de créer une synergie nouvelle entre les différents acteurs du développement de l’image numérique : théoriciens, industriels et artistes numériques. Rejoint depuis par l’université d’Avignon et des Pays de Vaucluse, l’Université d’Aix-Marseille, l’École supérieure d’art d’Avignon, l’université de Montpellier, MOPA, l’Obs/IN rassemble aujourd’hui des chercheurs, des ingénieurs, des artistes qui partagent tous la même envie d’inventer, autour de l’image et du numérique, un concept nouveau de la recherche. Son but est de réunir en un centre d’études les différents secteurs qui structurent ce champ de recherche et d’organiser chaque année un colloque international destiné à rendre compte de l’observation des pratiques de création de l’image numérique.

Pour sa sixième édition, l’Obs/IN, lieu d’échanges et de réflexions, poursuit son exploration des pratiques de création des images numériques. Après les problématiques du codage, décodage et transcodage (2011), de l’immersion (2012), de l’en-Jeu [vidéo] des images (2013) et du temps réel (2014) l’Obs/IN a souhaité aborder sur un temps long la question des « images opératoires ».
Ce thème sera donc cette année encore au cœur de nos réflexions. Les 3 workshops, l’exposition et la conférence proposés pour cette édition en exploreront certaines facettes.

PROGRAMME COMPLET

 

Workshops
Lundi 12 décembre
                                                                                                              

09h00 < Accueil des participants et des intervenants 09h30 <  Introduction et présentation des 3 workshops

#1 – Optique expérimentale : de la question des réalités générées au travers des protocoles de développement optique
Julien Maire, ESADMM / Caroline Bernard, ENSP

 

#2 – New Atlantis : un univers virtuel partagé dédié à l’expérimentation et à la création sonore
Jonathan Tanant / Peter Sinclair, ESAAix

 

#3 – Des êtres humains dotés de sens artificiels : une image augmentée de notre monde
Neil Harbisson, Moon Ribas / France Cadet, ESAAix / Guillaume Stagnaro


14h00 <
Travail en équipe dans les 3 espaces de workshop

18h00 < Vernissage de l’exposition des lauréats de la Bourse de création et de recherche de l’Obs/IN Présentation de leur travail par les artistes

 

Mardi 13 décembre                                                                                       

9h-12h /14h-18h < Workshops

18h00 – 20h00 < Soirées de l’Obs/IN : Table ronde à l’Espace Carrefour de l’innovation.
Pavillon des Arts – 100 rue des Bœufs – Aix en Provence

Discussion autour des projets de Helene Bellenger; Chloe Desmoineaux et Kévin Cardesa (lauréats des bourses de recherche et création 2016) dont les œuvres sont à voir à la galerie de l’ESA Aix. Échanges avec l’ensemble des intervenants.

20h00 <  Dîner
Mercredi 14 décembre                                                                                          

9h-12h /14h-18h < Workshops

20h00 <  Dîner

 

Jeudi 15 décembre                                                                                                              

9h-12h /14h-18h < Workshops

18h00 – 20h00 < Soirée de l’Obs/IN : Pecha Kucha carte blanche aux étudiants

20h00 <  Dîner

 

Vendredi 16 décembre                                                                                                        

9h-12h <  Workshops

14h-17h< Restitution pédagogique des workshops

Exposition

Introspection
Un projet développé par Hélène Bellenger, Kevin Cardesa et Chloé Desmoineaux dans le cadre de la bourse de recherche et création de l’Obersvatoire des Pratiques de l’Image Numérique (Obs’In)
L’introspection, du latin « introspicere », désigne l’activité mentale que l’on peut décrire métaphoriquement comme l’acte de « regarder à l’intérieur » de soi. Depuis Auguste Comte, on sait que l’introspection est problématique : l’homme ne peut pas se séparer en deux pour s’observer lui-même, pas plus que l’œil ne peut se voir.

Ces dernière années ont vu croître un nombre important de technologies de la videosurveillance. Dans les rues, les gares, les magasins, les galeries commerciales, les parking et même nos intérieurs, les caméras ont proliférées. Désormais dans tous ces lieux, les moindres gestes peuvent être observés à distance sur un écran. Il existerait en France, plus d’un million de systèmes de caméras de surveillance en circuit fermé et près de 150 000 installations sur les lieux publics . Par le biais d’internet, ces caméras et des milliers d’autres, installées dans les espaces privés, ouvre l’angoissante perspective de tout voir, de tout surveiller. L’organisation de défense des droits de l’Homme qualifie ainsi d’« inefficace », « coûteuse » et « liberticide » l’inflation de la vidéosurveillance.

Pour sortir des craintes dystopiques qui entourent l’augmentation des technologies de la surveillance de ces dernières années, les trois artistes ont décidé de prendre le contrepied de l’ambiance anxiogène générale en portant un regard décalé sur ces appareillages de la peur. Kevin Cardesa, s’intéresse ainsi aux caméras de surveillance météo comme pour souligner la platitude de certains cadrages. Celui-ci créé ainsi chez le spectateur une frustration face à l’absence d’évènement, une espèce d’attente vaine qui invite à détourner le caractère panoptique de la videosurveillance.

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Dans cette logique de l’introspection, Chloé Desmoineaux décide de décortiquer les rouages d’une caméra de surveillance pour la surveiller à son tour. Sorte d’ouroboros visuel, c’est la machine de surveillance qui est elle même l’objet d’observation dans ce projet.

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Enfin, Hélène Bellenger fait le choix de traiter de la vidéosurveillance dans la sphère privée, ces petites caméras espionnes camouflées en objets du quotidien. Par la collection et l’accumulation de ces objets, la jeune artiste questionne ainsi le spectateur sur le caractère à la fois cocasse et vicieux des formes que prennent parfois ces petites caméras de foyers.
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